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	<title>Commentaires sur : Obama et moi par Gabriel Gbadamosi</title>
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	<description>Littérature, théâtre(s), arts, société et couleurs du temps</description>
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		<title>Par : marcland</title>
		<link>http://alainfoix.com/2008/11/10/obama-et-moi-par-gabriel-gbadamosi/#comment-64</link>
		<dc:creator><![CDATA[marcland]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 16 Nov 2008 14:49:56 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[L&#039;article de Gabriel Gbadamosi reprend cette question à l&#039;ordre du jour dans les media  européens (français en particulier): quand pourra-t-on imaginer un noir ou un arabe à la tête de l&#039;Etat ?
La réponse n&#039;est-elle pas dans cette rencontre que relate Alain Foix, dans le cimetière du Père Lachaise avec deux vieilles dames s&#039;étonnant qu&#039;un &quot;africain&quot; connaisse le latin ? Car s&#039;il ne vient à personne aux Etats Unis, racistes compris, de contester à un noir son appartenance à la nation américaine, force est de constater qu&#039;en France, et probablement dans toute l&#039;Europe, un arabe, même de parents français, un noir, même guadeloupéen, n&#039;est toujours pas considéré d&#039;emblée comme totalement et exclusivement français, allemand ou italien. C&#039;est toujours tant soit peu un étranger. On compte 12,5 % de noirs aux USA et environ 10 % d&#039;arabes et de noirs en France. La quantité n&#039;est donc pas la cause de cet aveuglement. Celui-ci serait bien plutôt à rechercher du côté de l&#039;image ethnocentrée qu&#039;un fançais blanc se fait de son identité nationale (cf le mythe fantaisiste de l&#039;origine gallo-romaine : &quot;nos ancêtres les Gaulois&quot;)alors que l&#039;identité américaine est basée sur la reconnaissance - et même, malgré la tentation &quot;wasp&quot;, la valorisation - de ses origines multiples. Car si les noirs américains ont été longtemps infériorisés par la quasi-totatlité de la population blanche, ils n&#039;en devenaient pas moins, après des décennies de luttes, plus facilement &quot;intégrables&quot; dans le &quot;melting pot&quot; américain - même si celui-ci est composé de &quot;communautés&quot; juxtaposées - que dans une société française sûre et fière de ses origines exclusivement nord-européenne, oubliant au passage toutes les invasions, les bouleversements et mouvements de populations - dûs principalement à une situation géographique &quot;limite&quot; - qui ont fait d&#039;elle ce qu&#039;elle est aujourd&#039;hui : un vaste mélange de populations, probablement un des plus hétérogènes qui existent au monde.
P.M.]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>L&#8217;article de Gabriel Gbadamosi reprend cette question à l&#8217;ordre du jour dans les media  européens (français en particulier): quand pourra-t-on imaginer un noir ou un arabe à la tête de l&#8217;Etat ?<br />
La réponse n&#8217;est-elle pas dans cette rencontre que relate Alain Foix, dans le cimetière du Père Lachaise avec deux vieilles dames s&#8217;étonnant qu&#8217;un &#8220;africain&#8221; connaisse le latin ? Car s&#8217;il ne vient à personne aux Etats Unis, racistes compris, de contester à un noir son appartenance à la nation américaine, force est de constater qu&#8217;en France, et probablement dans toute l&#8217;Europe, un arabe, même de parents français, un noir, même guadeloupéen, n&#8217;est toujours pas considéré d&#8217;emblée comme totalement et exclusivement français, allemand ou italien. C&#8217;est toujours tant soit peu un étranger. On compte 12,5 % de noirs aux USA et environ 10 % d&#8217;arabes et de noirs en France. La quantité n&#8217;est donc pas la cause de cet aveuglement. Celui-ci serait bien plutôt à rechercher du côté de l&#8217;image ethnocentrée qu&#8217;un fançais blanc se fait de son identité nationale (cf le mythe fantaisiste de l&#8217;origine gallo-romaine : &#8220;nos ancêtres les Gaulois&#8221;)alors que l&#8217;identité américaine est basée sur la reconnaissance &#8211; et même, malgré la tentation &#8220;wasp&#8221;, la valorisation &#8211; de ses origines multiples. Car si les noirs américains ont été longtemps infériorisés par la quasi-totatlité de la population blanche, ils n&#8217;en devenaient pas moins, après des décennies de luttes, plus facilement &#8220;intégrables&#8221; dans le &#8220;melting pot&#8221; américain &#8211; même si celui-ci est composé de &#8220;communautés&#8221; juxtaposées &#8211; que dans une société française sûre et fière de ses origines exclusivement nord-européenne, oubliant au passage toutes les invasions, les bouleversements et mouvements de populations &#8211; dûs principalement à une situation géographique &#8220;limite&#8221; &#8211; qui ont fait d&#8217;elle ce qu&#8217;elle est aujourd&#8217;hui : un vaste mélange de populations, probablement un des plus hétérogènes qui existent au monde.<br />
P.M.</p>
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