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Archive for the ‘3- Spectacle vivant’ Category

Avis pour Avignon

In 2.4- Théâtre, 3- Spectacle vivant on 14 juin 2009 at 1:44

Nous relançons l’aventure de Pas de prison pour le vent à Avignon cet été (du 8 au 31 juillet, 12h40 tous les jours) dans le magnifique théâtre du Petit Louvre (tout près du Palais des Papes).

J’y serai dès le 29 juin pour le montage technique avec Antoine Bourseiller, metteur en scène.

Dès le 29 juin, je compte lancer une chronique avignonaise (cahiers d’Avignon) portant un regard sur la vie de cette ville lors du festival, un peu à la manière de mes chroniques hollywoodiennes (cahiers de Californie) de l’été dernier (voir les archives). Ainsi, ceux qui n’ont pu se rendre sur place pourront vivre à travers le prisme de mes textes une aventure d’un mois faite sans aucun doute de galères en tous genres d’une compagnie se produisant dans le off d’Avignon. Restez à l’écoute.

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Ci-dessous, la salle de la chapelle au théâtre du Petit Louvre (225 places à remplir tous les jours au milieu de plus de 800 spectacles présentés à Avignon. Ca c’est téméraire! Que ceux qui ont déjà vu et apprécié ce spectacle fassent circuler le bouche à oreilles. C’est vital.) P.S. Salle climatisée, fauteuils confortables, on peut y dormir à l’aise (voilà un argument publicitaire). En prime, deux extraits vidéos: extrait1, extrait2

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Lecture de Vénus et Adam

In 3- Spectacle vivant on 13 juin 2009 at 8:13

L’association L’Ecritoire organise le 22 juin 2009 à 20h au théâtre Darius Milhaud à Paris (19è), une lecture de Vénus et Adam (Grand Prix Beaumarchais_ETC). J’en profite pour mettre au point cette lecture avec les comédiens pressentis pour la création de cette pièce que la compagnie Quai des arts produira et que je mettrai en scène. C’est l’occasion de confronter une nouvelle fois ce texte au public et à sa critique qui sera bienvenue lors de la discussion qui s’ensuivra, et qui contribuera  à notre réflexion sur ce projet. Alors bienvenue amis critiques.

Ci-dessous l’affiche de cette lecture produite par l’écritoire.

Vénus et Adam lecture

Retour sur Duel d’ombres à Avignon

In 1- Presse, 3- Spectacle vivant on 24 juillet 2008 at 12:28

Voici un article de Françoix Xavier Guillerm sur la lecture de Duel d’ombres à Avignon, une interview et quelques photos:

Duel d’ombres


A l’instigation de Stany Coppet, Alain Foix a écrit une nouvelle pièce, Duel d’ombres, la rencontre entre le chevalier d’Eon et le chevalier de Saint-George. Découverte en Avignon.


Saint-George sorti de sa confidentialité toute antillaise fait une sortie magistrale en Avignon ! Après la rencontre du Juif et du Nègre, Shylock, l’usurier du Marchand de Venise, et Othello, le prince maure, dans Le ciel est vide, celle des deux figures de la négritude faite femme, Gerty Archimède et Angela Davisdans Pas de prison pour le vent, Alain Foix ose nous raconter en alexandrins rimés le moment fameux ou les deux chevaliers, d’Eon et Saint-George se rencontrent avant leur fameux duel londonien.

Cette fois, le Noir se confronte à celui qui a une autre identité sexuelle. Le chabin et le travesti. Ni Noir, ni blanc, ni homme, ni femme… Chacun est aux yeux de l’autre une apparence… Jeux de marivaudages, jeux de mots chargés de sens, dialogue léger abordant les profondeurs d’une réflexion sur la différence, « un monde où la surface est profonde… » « Ce sont des personnages majeurs, dit Alain Foix, qui ne sont ni l’ombre de Mozart, ni, dans le cas de Toussaint Louverture (autre héros noir exhumé par la dramarturge), celle de Napoléon 1er. »

Corps sage et corsage
Habilement, Alain Foix ne chante pas la douleur liée à l’histoire. Il trouve d’autres chemins pour raconter ce que ces gens avaient à dire au milieu de leur temps et ce que leur temps a à nous dire. Le texte est empreint d’une légèreté apparente, « très créole et qui cache une mélancolie, une désespérance », prévient l’auteur qui rêvait depuis longtemps d’écrire une comédie. Saint-George, le XVIIIe siècle, les lumières… Voltaire, qu’il faudrait faire taire, « une drôle de lumière sur la traite négrière », « un Mozart noir comme il se dit d’un chocolat blanc, mais en pire », même en alexandrins !

Stany Coppet, Anne Sée, Alain Foix et Caroline Ducrocq

Stany Coppet, Anne Sée, Alain Foix et Caroline Ducrocq

Anne Sée est le chevalier d’Eon, le Guyanais Stany Coppet est Saint-Georges. Dans cette mise en espace de Caroline Ducrocq, les deux héros sont l’affiche du duel du siècle. Le Nègre battra-t-il la femme ? La pièce relate ce jeu de dupés pas dupes. Soudain, entre deux mesure du concerto en la mineur de Saint-George, au paroxysme de l’action, un cri. Un cri créole. Le juron prend une étrange résonance dans cet aristocrate salon londonien… Les masques tombent… « Un esprit sain dans un corps sain », lance le chevalier d’Eon. « Un esprit sage dans un corsage », rétorque Saint-George affranchi ! Duel d’ombre n’était qu’en lecture publique. Un producteur était dans la salle… Duel d’ombres fera, on en prend le pari, un gros succès, pourvu que la France s’en mêle. Saint-George et Alain Foix méritent bien cela.

François Xavier Guillerm (France-Antilles)

Interview. Alain Foix


« Qu’est-ce qu’il y a derrière l’image

d’une femme, derrière l’image d’un

Noir ? »


Ecrire en alexandrin aujourd’hui, ce n’est pas banal…
J’ai d’abord écrit le texte en prose, mais je voulais quelque chose de musical, en vers en alexandrins. Mais surtout, je trouvais intéressant de resituer le chevalier Saint-George dans son temps. Je sais qu’au temps de Saint-George, à la fin du XVIIIe siècle, des gens comme Beaumarchais avaient déjà abandonné l’alexandrin, mais le propos était de créer de la distanciation, une forme de distance noble entre les deux personnages et entre les personnages et nous. Ca procure aussi un effet de distanciation théâtrale. Et puis l’alexandrin impose beaucoup de choses et c’est un jeu. A partir de cette contrainte, on peut nourrir beaucoup de choses. Je me suis rendu compte en ayant écrit le texte en prose, puis en alexandrin, que j’y découvrais du sens, des niches où je pouvais développer du sens par l’apport de l’alexandrin. Curieusement, je dis plus de choses dans l’alexandrin qu’en prose simple.

Saint-George était honoré le 10 mai dernier par le président de la République. Saint-George est à la mode ?

Vive la mode, si la mode porte Saint-George ! (rires)


L’an dernier, vous présentiez Le ciel est vide, la confrontation shakespearienne du Noir et du Juif par rapport à leur histoire, cette fois, c’est le Noir et l’homosexuel. C’est encore une question d’identité ?

Bien sûr, c’est une question d’identité, mais c’est d’abord une question de représentation. La question qui est posée est : qu’est-ce qu’il y a derrière l’image d’une femme ? Qu’est-ce qu’il y a derrière l’image d’un Noir ? Le chevalier d’Eon qui est, on le sait, un makoumè, peut très bien dire autre chose. D’ailleurs, il dit autre chose et il a l’image d’une femme. Et si on retourne la question sur l’image d’un Noir, le chevalier Saint-George répond : « Il n’y a rien, madame. Il n’y a que des idées. » C’est la question profonde du racisme. Le racisme est le fait de penser que derrière le visage de quelqu’un, il se trouve une pensée parce que sonvisage définit un caractère génétique et que la pensée serait inscrite dans ces gènes.

Un sujet grave et une forme légère, pleine d’humour…
Il y a des jeux de mos…. On est dans le XVIIIe siècle qui est un siècle à la fois léger et profond. Un siècle qui sait jouer de la légèreté pour renvoyer de la profondeur. Comme dit Nietzche, la surface est profonde.

La pièce sera-t-elle jouée chez Saint-George, en Guadeloupe?
Je l’espère ! En tout cas, j’ai pensé fortement à eux en écrivant cette pièce. D’aileurs, l’histoire du makoumè c’est très créole… C’est bien parce que c’est un créole qui l’a écrit !

Propos recueillis par François-Xavier Guillerm

Pariscaraibe.com

DUEL D’OMBRES A AVIGNON

In 3- Spectacle vivant, Chronique des matins calmes on 14 juillet 2008 at 2:12

Beaucoup d’eau a coulé depuis le dernier article. Sans doute l’eau du Maroni en crue que je n’ai pu remonter sous les pluies diluviennes de la Guyane. Sans doute aussi piqué par la mouche tsé-tsé, ou peut-être dans mon sommeil par la mygale que j’ai ramenée à la maison. Elle est naturalisée mais sans papiers dans sa prison de verre, mais je me méfie des rêves. Toujours est-il qu’un énorme palmier a poussé sur la paume de mes mains.

Cela dit, j’ai tout de même eu un sursaut créatif puisque j’ai trouvé de l’énergie pour écrire une pièce de théâtre inspirée du duel historique entre le Chevalier d’Eon et le Chevalier Saint-George. Une comédie en musique intitulée “Duel d’ombres”, et en alexandrins. Oui, en alexandrins. Je l’avais d’abord écrite en prose, puis me ravisant, je me suis dit que l’alexandrin collerait bien avec cette comédie légère et musicale. A première vue, si on y réfléchit un peu, ça peut paraître bizarre d’écrire au XXIè siècle une pièce en alexandrins, baroque même. D’autant qu’à l’époque où se situe l’action, le 9 avril 1787, date exacte du duel organisé à Londres, Beaumarchais et bien d’autres avaient déjà abandonné cette forme classique. Alors quelle mouche (ou quelle mygale) m’a piquée? Le plaisir d’abord. Oui, c’est un véritable plaisir que de ciseler sa langue dans cette forme si musicale. Un challenge aussi. Mais il m’est aussi très vite apparu que la contrainte imposée par l’alexandrin est très créative. Elle permet de trouver des solutions stylistiques mettant en valeur le sens des répliques, mais plus encore, condense et révèle du sens, crée des ouvertures nouvelles, des niches qui m’ont permis d’alimenter ce texte et d’en exhaler tout le parfum. Un autre intérêt de cette forme, est qu’elle facilite la distanciation théâtrale autant que la distinction des personnages. Intéressant d’ailleurs de noter que distinction et distanciation sont de même nature. Elles sont cet habit invisible, ce “je-ne-sais-quoi” comme disait Balthazar Gracian qui définit la grâce, et la tenue, le port d’une noblesse liée à la représentation du corps. Duel d’ombres est un jeu sur la représentation et l’opposition des images du corps qui se fait dans la conversation. Conversation à la fois sensuelle et conflictuelle. D’une certaine façon l’alexandrin élève les personnages de la prose du monde et les y dessine avec précision. Joute verbale à fleurets mouchetés, piques et frottements d’épidermes, ces deux escrimeurs restent à distance d’eux-mêmes et de de notre époque pour mieux mettre en abîme des questions contemporaines.

Alors non, rassurez vous, je ne suis pas devenu un vieux réactionnaire, une mygale au plafond, ayant la nostalgie des formes anciennes. Je crois au contraire que l’alexandrin, pour autant qu’on sache le manier sans se faire piquer, peut être un outil créatif pour une forme contemporaine. Et puis zut! Marre de ces pièces de théâtre où le texte n’est qu’amas de mots, matière informe prétexte (prête-texte) à des fantasmes de metteurs en scène bandés sur la question du corps. On a un peu trop tendance à oublier que le premier corps du théâtre est le texte lui-même et que le corps au théâtre comme dans la vie n’est rien s’il n’est habillé et tenu par un langage qu’il soit parlé ou gestuel.

Anne Sée

Anne Sée

Duel d’ombres sera mis en lecture à Avignon le 21 juillet 2008 à 10h 30 au théâtre du Petit Louvre et le 22 juillet à 15h à la Maison Jean Vilar. Lu par Anne SEE (Chevalier d’Eon) et Stany COPPET (Chevalier Saint-George), mis en espace par Caroline DUCROCQ avec des extraits musicaux du Chevalier Saint-George.

extrait musical: Saintgeorges_string_5

Duel des Chevaliers Saint-George et d'Eon à Londres le 9 avril 1787

Duel des Chevaliers Saint-George et d'Eon à Londres le 9 avril 1787

Le bonjour d’Albert à Lourmarin

In 2.3- Romans, 3- Spectacle vivant, Pas de catégorie on 29 juin 2008 at 10:41

Une naissance, c’est toujours émouvant et c’est le cas pour ce festival nouveau-né à Lourmarin le 26 juin 2008. Lourmarin, jolie bourgade où vivait Albert Camus juste avant son tragique accident de voiture du 4 janvier 1960 dans la voiture de Michel Gallimard. Plaisir d’être invité en tant qu’écrivain pour soutenir ce festival ensoleillé et chaleureux nommé Sun Art. Plaisir d’échanger avec des lecteurs attentifs et passionnés, tous âges confondus. Plaisir d’entendre et découvrir à l’ombre fraîche du très beau temple cet incroyable conteur qu’est Emile Abossolo M’Bo, de retrouver la belle, sympathique et fantasque Aissatou Thiam qui vient d’écrire un livre sur sa vie en collaboration avec Marc Tardieu. Plaisir encore de retrouver depuis si longtemps le fabuleux Manu Dibango qui semble immunisé contre les caresses de l’âge. Plaisir enfin de flâner sous ce soleil estival, mon panama vissé sur la tête dans cette ambiance de beauté et d’intelligence qui semble émaner des murs, des échoppes et du public. Pas étonnant qu’Albert Camus ait choisi cette commune comme lieu de résidence. Son fantôme chaleureux et humaniste y traverse les murs.

Ecoute d'histoires de l'esclavage racontées à marianne et discussion autour du texte dans la très belle boutique du Voyageur sans bagage.

Ecoute d'histoires de l'esclavage racontées à marianne et discussion autour du texte dans la très belle boutique du Voyageur sans bagage.

Voir aussi:

Salon du Livre de l’Outre-Mer

In 3- Spectacle vivant, 4- Rencontres/événements on 16 octobre 2007 at 4:23


logo_salonoutremer.jpg1) Rencontre avec Alain FoixSamedi 20 Octobre 2007
Salon Delgrès : 15h45 – 16h15

2) Représentation théâtrale de Pas de prison pour le vent
Dimanche 21 Octobre – Salle Félix Eboué – 14h30
Mise en scène d’Antoine Bourseiller. Avec Marie-Noelle Eusèbe, Sonia Floire, Mariann Mathéus, Alain Aithnard.

Entrée libre et gratuite
Secrétariat d’Etat à l’Outre-Mer
27 rue Oudinot, 75007 Paris
www.outre-mer.gouv.fr

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FENCE A ISTANBUL

LE FENCE, réseau européen d’auteurs de théâtre se réunissait à Istanbul du 31 mars au 8 avril 2007 dans le cadre du festival de théâtre Oyun Yaz. Au programme réunions débat sur l’état du théâtre en Turquie et en Europe, la place de l’auteur, du metteur en scène, les réseaux et moyens de production. Egalement spectacles et lectures.

FENCE ISTANBUL EN IMAGES:

séance de travail au hammam
autre groupe de travail au hammam
no comment

no comment

autre groupe de travail au hammam

“Pas de prison pour le vent” au Théâtre du Lucernaire

In 3- Spectacle vivant on 6 octobre 2007 at 1:31

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Du 17 octobre au 1er décembre 2007 – du mardi au samedi à 19h

A travers cette pièce de théâtre, c’est bien d’un hommage qu’il s’agit : Alain Foix a voulu, à l’occasion du 25ème anniversaire de la mort de Gerty Archimède, ranimer la voix de cette grande Dame qui a affirmé, toute sa vie durant, sa générosité et son dévouement pour la Guadeloupe et les Antilles. L’auteur a choisi de relater la rencontre entre deux personnages qui ont marqué leur époque : Gerty Archimède, avocate et militante politique, et Angela Davis, afro-américaine, dans les années 70. Toutes deux ont porté le combat sur tous les fronts avec pour seul but de lutter pour la justice, l’égalité et l’émancipation des peuples.

« Cette histoire vraie qu’Angela Davis rapporte dans son autobiographie et qui lui donna l’occasion de sa rencontre avec Gerty, je la fais mienne offrant à ces deux grandes Dames de notre histoire contemporaine une nouvelle occasion de dialoguer » (Alain Foix)

Tout se passe en présence d’un personnage pour le moins insolite, le vent : il ramène constamment Gerty Archimède au cyclone de 28 qui éveilla par le malheur, sa conscience politique.

Mise en scène de Antoine Bourseiller
Avec Marie-Noëlle Eusèbe (Gerty Archimède), Sonia Floire (Angela Davis), Mariann Mathéus (Soeur Suzanne), Alain Aithnard (l’homme)
Design sonore : Jean-Baptiste Barrière

Théâtre du Lucernaire
53, rue Notre Dame-des-Champs 75006 Paris

www.lucernaire.fr
RESERVATIONS au 01 45 44 57 34