CRAN, discrimination, Essai, Galaade, Guadeloupe, Obama, Philosophie, Sarkozy, Toussaint Louverture, Yazid Sabeg
In 2- Publications on 28 mars 2009 at 4:14
A l’heure où Yazid Sabeg, commissaire à la diversité et à l’égalité des chances va présenter à Nicolas Sarkozy son rapport concernant notamment les statistiques ethniques auxquelles il est favorable, et les dispositifs pour la discrimination (raciale) positive dont il est devenu le chantre, à l’heure où le CRAN (le soi-disant comité représentatif des associations noires – qu’est-ce qu’une association noire ? et en quoi en est-il représentatif ?- ) pose son écran noir sur la nuit blanche et surfe à contrepied et contretemps sur l’écume mal contrôlée de l’élection d’Obama, je sors mon cran d’arrêt. Il a pour nom NOIR, sous-titré de Toussaint Louverture à Barack Obama. C’est un essai sur la question noire édité par Galaade dans la collection auteur de vue (c’est le second ouvrage de cette collection qui fut récemment baptisé par l’ouvrage à quatre mains d’Edouard Glissant et Patrick Chamoiseau joliment intitulé L’intraitable beauté du monde). J’y démonte méthodiquement la mécanique de la couleur pour aider à remettre les pendules à l’heure afin que la couleur du temps ne se lise pas seulement sur la Rolex de notre président bling-bling. C’est mieux et moins cher qu’une Rolex (8 euros) si on a peur, avant l’âge de 50 ans d’avoir raté sa vie. Parution le 9 avril. Avril, ne vous découvrez pas d’un fil…de pensée.
Et comme un bonheur ne vient jamais seul, quelques jours plus tard sortira mon ouvrage intitulé Marianne et le mystère de l’Assemblée nationale où la petite héroïne de l’histoire de l’esclavage, raconte aux petits et grands à travers une de ses aventures oniriques (un polaroïd bizarroïde un peu burlesque qui renvoie de l’autre côté du miroir) le fonctionnement, l’histoire, la structure, l’esprit et les couloirs de l’Assemblée nationale. Une autre manière de remettre les pendules à l’heure de la démocratie décidément bien agitée sous les giboulées. Une coédition Gallimard-jeunesse/Assemblée nationale. Collection Giboulées (justement). A paraître le 25 avril.

93, Barack Obama, black power, communistes, dictature du prolétariat, JF Kennedy, socialistes, Toussaint Louverture, Université d'été
In Chronique des matins calmes on 29 août 2008 at 9:05
A Denver, la nomination de Barack Obama comme candidat officiel du parti démocrate à la présidence des Etats Unis, est en train de reléguer la France, ex-pays colonial n’assumant pas son passé, au rang de vieille puissance recroquevillée sur elle-même, incapable de renouveler ses élites à l’image de sa réalité. Il pourrait fort bien y avoir en novembre prochain un homme noir président des Etats Unis alors que la France, bardée de surdiplômés originaires de ses ex-colonies, est même incapable, à part quelques exceptions notables, d’offrir à ces gens là les postes de responsabilité qu’ils méritent, à hauteur de leurs compétences. Paradoxe d’une république qui se targue de méritocratie. (Quel mot affreux !). Aujourd’hui, j’ai envie de crier, parodiant JF Kennedy à Berlin : « Je suis Américain ». Et je suis certain qu’une grande partie du monde a envie de le crier avec moi. Oui, avec Obama Président des Etats-Unis, c’est la face du monde qui en sera changée. C’est une révolution dont il s’agit. Les Etats Unis, pays éminemment capitaliste, sont en passe d’élire à leur tête le représentant de ceux sur la souffrance desquels le capitalisme s’est développé. Car il n’est plus un secret pour personne que le capitalisme s’est fondé sur le commerce triangulaire, sur la traite des noirs. Obama a de commun avec Toussaint Louverture qu’il a compris que pour changer l’histoire, il faut dépasser le piège de la couleur dans laquelle les noirs et la négritude furent enfermés. Comme le pensait Toussaint Louverture, la liberté des noirs, ne peut s’entendre sans celle des blancs. C’est là un saut qualitatif qui ravale au rang d’absurdité le fameux concept de deuxième terme du matérialisme historique : la dictature du prolétariat qui eut pour avatar aux Etats-Unis le fameux black power. C’est aux Etats-Unis que se fait la marche de l’histoire comme, c’est dans la banlieue qu’elle se prépare. C’est clairement ce que m’ont dit à Los Angeles ces cinéastes noirs américains qui voient dans le 93, le lieu où « ça » se passe. Mais aujourd’hui, les socialistes et communistes ouvrent tranquillement leur université d’été. Drôle de pays où il n’existe qu’une seule race d’éléphants : les éléphants blancs. Laissons les danser sur leur puissance, laissons les s’entre admirer de leur mémoire arrogante qui ne voit le présent que par la trompe du passé, et fermons derrière eux les portes du cimetière des éléphants.
Biographie, Haïti, Napoléon, Roman, Toussaint Louverture
In 2.3- Romans on 1 février 2007 at 4:02
« En me renversant, on n’a abattu que le tronc de l’arbre de la liberté des Noirs ; il repoussera par les racines parce qu’elles sont nombreuses et profondes. »
Né sur l’île de Saint-Domingue, Toussaint Louverture (1743-1803), esclave affranchi, fit fortune grâce à la culture du café. Prenant la tête de l’insurrection contre la tutelle française lorsque éclate la Révolution de 1789, il est nommé général en chef puis prend le titre de « gouverneur général à vie » après avoir décrété la liberté de la colonie. Arrêté sur ordre de Bonaparte, il est déporté au fort de Joux, dans le massif du Jura, où il meurt le 7 avril 1803. Moins d’un an plus tard, l’indépendance de Saint-Domingue est proclamée. Prenant le nom créole d’Haïti – ce qui signifie pays montagneux -, l’île devient alors la première république noire de l’histoire du monde.
Toussaint Louverture
Biographie par Alain Foix
336 pages, Collection Folio biographies (No 29), Editions Gallimard, 2007
Prix : 7,70 euros
Toussaint Louverture est actuellement sélectionné parmi les 3 finalistes du GRAND PRIX DE LA BIOGRAPHIE POLITIQUE. Résultat le 11 novembre au Touquet.