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L’auberge de la Vieille tour, partenaire de notre meeting d’écrivains de théâtre

In 4- Rencontres/événements on 30 octobre 2010 at 3:37

En 2008, l’Auberge de la Vieille Tour à Gosier (Guadeloupe), a initié un partenariat avec ma compagnie Quai des arts, à l’occasion de la tournée antillaise de ma pièce « Pas de prison pour le vent ». Le meeting des écrivains de théâtre du monde et de la Caraïbe regroupant les auteurs du réseau Fence piloté par Quai des arts et celui, caribéen, d’ETC_Caraïbe, fut l’occasion du renouvellement de ce partenariat.


Après la Route du Rhum, l’Auberge de la Vieille Tour accueille pour une semaine les 40 écrivains de ce meeting et leur offre des conditions exceptionnelles de travail en ateliers, de réceptions et de rencontres avec le public de la Guadeloupe.

Pouvait-on rêver d’un plus bel écrin pour un travail d’imagination collective, pour des débats littéraires et scéniques, et pour des rencontres approfondies entres diverses personnalités venant d’horizons si différents? Pouvait-on offrir aux invités européens et non caribéens une meilleure image des Antilles?

Certes, nous ne resterons pas enfermés dans ce cadre luxueux et nous irons rencontrer le monde dit réel, les gens, « les vrais » gens, les lieux, les faubourgs de Pointe-à-Pitre, et bien entendu, nous parlerons du contexte social et historique très particulier de la Guadeloupe et des Caraïbes. Car les auteurs de théâtre, et ceux de Fence en particulier, n’écrivent pas dans une tour d’ivoire et se confrontent à la réalité du monde.

Le sujet sur lequel nous travaillerons et écrirons collectivement: « tremblement de terre » en témoigne amplement, mais aussi le thème global de cette rencontre qui est « écrire en périphérie ».

Mais l’implication d’un tel établissement rattaché au groupe Sofitel est suffisamment rare et précieuse pour ne pas en parler. Notre résidence en ses lieux est une des concrétisations de sa volonté de n’être pas seulement un espace d’accueil et de résidence luxueux, mais également une plateforme avancée de visibilité culturelle de la Guadeloupe et du monde caribéen.

Cher blog

In 2.4- Théâtre, 4- Rencontres/événements on 30 octobre 2010 at 12:11

Mon cher blog, je t’avais oublié. Abandonné comme une épave au milieu du silence agité du vaste webocéan. Vide de tout mot nouveau et charriant le souvenir des mots anciens. Presque deux mois déjà. Mais je dois t’avouer que tu ne m’as pas manqué. J’étais ailleurs et libéré du goût d’écrire et même, disons le franchement puisque nous y sommes, du goût de lire. Plus une trace de cette drôle d’addiction qui m’entraînait chaque matin devant le clavier de mon ordinateur pour jouer cette étrange musique qui s’écoute par les yeux et fait danser les mots. Fini ce besoin pressant de communiquer presque en direct mes sentiments, révoltes, enthousiasmes, passions et pensées pêle-mêle à des lecteurs sans nom et sans visage que j’imagine de l’autre côté du masque anonyme de mon écran d’ordinateur. Pourtant, ils restent toujours là, peut-être les mêmes, peut-être d’autres, mais en bon nombre très régulier, comme en atteste ton outil statistique, venant se cogner à la page vide du jour ou butiner toutes les archives. Cela a quelque chose d’à la fois rassurant et inquiétant. Par toi, je me suis fait des amis comme on dit sur facebook, c’est à dire des relations virtuelles qui parfois sortent de cette virtualité pour réellement communiquer en se donnant un nom, un visage, des pensées vraies, des sentiments aussi, et puis s’effacent un temps pour parfois revenir. Ce n’est pas toi qui m’a manqué, mais eux sans doute, ces anonymes lecteurs qui prennent forme, une forme spectrale dans le graphique du spectrogramme de statistiques. Ils étaient mille, deux mille, trois mille et parfois plus en fonction des moments, des titres et de l’actualité. Et au milieu du nombre, des permanents et des fidèles. C’est pour eux que j’écris sans doute. Ecrire c’est bien plus qu’un simple acte solitaire. C’est une manière d’offrir et partager toute l’épaisseur d’une solitude. Ecrire c’est être seul, mais on écrit pour ne pas l’être. Tu ne m’as pas manqué, cher blog, mais si je reviens à toi et reprends pied sur ton pont délaissé, c’est que sans doute, comme le vent se lève, le goût de l’écriture reprend possession de moi. Pourquoi? Sans doute comme disait ma grand-mère, il y a un temps pour tout. L’action avait mangé l’écrit. Pourtant c’est pour l’écrit que j’étais en action. Action de produire la mise en scène de ma nouvelle pièce « Rue Saint Denis » qui sera créée le 3 février 2011 à la scène nationale de la Guadeloupe et reviendra à Paris pour être jouée au Théâtre de l’Epée de bois de la Cartoucherie de Vincennes. Action aussi, entre autres, d’organiser une rencontre inédite en Guadeloupe en l’Auberge de la Vieille Tour entre 20 auteurs de théâtre d’Europe, mais aussi du Sénégal et du Bélarus, et 20 auteurs de la Caraïbe venant d’Haïti, de Cuba, de Sainte-Lucie, de la Jamaïque, de la Guyane, de la Guadeloupe et de la Martinique. 6 jours qui feront trembler le monde puisqu’on écrira tous ensemble sur le thème « le tremblement de terre ». Six jours qui promettent d’être passionnants et qui méritent bien que j’aie passé autant d’énergie à les organiser en collaboration avec une autre association de promotion de l’écriture théâtrale de la caraïbe (locale celle-ci): ETC_Caraïbe.  Ce sera bientôt: du 14 au 20 novembre 2010. Et, promis, cher blog, j’en ferai part à tes lecteurs.

Alain