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Posts Tagged ‘Martin Luther King’

50 ans et toutes ses dents

In Pas de catégorie on 28 août 2013 at 9:39

Aujourd’hui 28 Août 2013, nous fêtons le 50è anniversaire du rêve de Martin Luther King, rêve qui demande à être encore réalisé. 50 ans, cela paraît proche et en même temps lointain compte-tenu du fait que MLK semble nous parler d’un monde où l’ombre américaine de l’esclavage des noirs par la ségrégation raciale est encore très prégnante. Aujourd’hui, nous paraissons être à la lumière, comme si nous étions sortis de ce moyen-âge. Notamment parce que cette incroyable Amérique a réussi en 50 ans une mue culturelle qui lui a permis de mettre à la tête de la plus grande puissance mondiale, un Président métis. Et pourtant, nombre de noirs vivent encore dans l’ombre d’une ségrégation qui ne dit plus son nom.Mumia Abu Jamal est encore en prison pour délit de couleur. Et cette ségrégation n’est pas que le fait de l’Amérique. Un grand pays comme la France la rejoint (et on est loin d’imaginer en France un Président métis). Les banlieues de Paris commencent à ressembler aux ghettos américains des années 60 avec les mêmes problèmes que dénonçait Martin Luther King en son temps. La bête immonde rampe encore, et ce serpent cherche le temps circulaire, ce temps qui enferme les damnés de la terre dans leur condition.

Oui, le rêve de Martin Luther King est encore d’actualité, il est encore jeune et a encore toutes ses dents. Il faut les montrer encore, avec le sourire et les crocs.

Voici des pages consacrées à cet événement dans le journal en ligne de RFI, celui du Point (tous les deux m’ayant interviewé à ce sujet). Interview également dans le journal La Croix en date d’aujourd’hui et vous me trouverez en direct dans le journal de France 24 à 22h 30, ce soir.

 http://www.rfi.fr/ameriques/20130826-pensee-martin-luther-king-selon-alain-foix-racisme-negritude

http://www.lepoint.fr/culture/martin-luther-king-les-coulisses-du-reve-28-08-2013-1718514_3.php

 

 

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OBAMA REELU, SOYONS « REVE ACTIONNAIRES ».

In Chronique des matins calmes on 7 novembre 2012 at 9:22

CA C’EST AUJOURD’HUI!!!

ET CA C’ETAIT HIER, C’EST A DIRE EXACTEMENT 50 ans, 1962.

Martin Luther King n’avait pas encore fait sa Marche sur Washington et offert son Rève au monde entier, en 1963, sous la statue de Lincoln. Il n’avait pas encore prédit comme il le fit en 1964, l’élection dans une quarantaine d’années d’un noir à la présidence des Etats-Unis comme le fit également le Président Kennedy. Et c’est sans doute aussi pour ça qu’ils ont été tués, comme je l’écris dans ma biographie de Martin Luther King : « N’a-t-il pas en 1964, annoncé à la télévision, la possibilité que les Etats-Unis éliraient d’ici quarante ans un président noir, en total accord avec le Président John Fitzgerald Kennedy qui avait pronostiqué la même chose ? Peut-être est-ce même cette pensée, si complice de celle d’un noir qui a précipité JFK dans une tombe ?  MLK comme JFK voit loin, trop loin peut-être. Sans doute a-t-il tort d’avoir raison trop tôt… Que s’est-il passé pour que le 15 juillet 2011, Barack Obama, Président des Etats-Unis, contemple avec Ruby Bridges elle-même dans une aile ouest de la Maison Blanche, près du bureau ovale, le tableau de Norman Rockwell qui y est accroché ? C’est le produit du combat de Martin Luther King qui, dès 1960, prit un nouveau tour à l’occasion des élections présidentielles. »

Le rêve de Martin Luther King est toujours en marche. Mais cela n’est pas qu’un rêve américain. Il est par nature universel. Le rêve, on le sait depuis Freud, est la part consciente de l’activité inconsciente. Et dans la masse du non-dit, il y a toujours la part du refoulé et son retour possible. Mitt Romney pouvait derrière sa face souriante, apporter cette part grimaçante du « Tea Party » Un rêve éveillé peut être aussi une entreprise qui suppose des actionnaires. Ce rêve-là est une entreprise multinationale. Son siège est actuellement aux Etats-Unis, alors qu’il le fut d’abord en France. Une entreprise, on le sait, est ce qu’en font ses actionnaires et ses employés qui peuvent aussi l’être. Regarder ce qui se passe aux US sans mettre soi-même la main à la pâte, c’est courir à l’échec. Qu’aurait été la révolution américaine sans l’intervention de la France et de La Fayette? Qu’en est-il en France et ailleurs de la promotion sociale de ceux qu’on enferme dans les ghettos de banlieue? Le rêve se relève en titubant de l’autre côté de l’Océan. Il pourrait retourner aux limbes parce que comme le dit Bertolt Brecht, « Le ventre est encore fécond d’où a surgi la bête immonde. »
Alors, Français, Américains, démocrates du monde entier, encore un effort pour être « rêve actionnaires ». Et plutôt que dénigrer, comme le font certains assis sur leurs certitudes de gauche et regardant le premier président américain non wasp se débattre contre la réaction d’un pays si violent qui cherche à entraver ses réformes les plus sociales, en disant « oh! qu’il est décevant », pourquoi pas agir à notre manière sur nos propres inégalités, rejoignant cet espoir fragile qu’il tient à bout de bras? Oui, on peut rêver et s’exclamer: « Obama, nous voilà ».

Le livre et la chair

In Chronique des matins calmes on 26 octobre 2012 at 9:24

Samedi dernier, j’ai troqué mon Martin Luther King avec mon crémier, contre deux douzaines d’oeufs, un morceau de fromage et un autographe. Il avait l’air content (voir la photo) et moi aussi.

Le poissonnier d’en face en réclama un tout de suite contre deux truites.

Toni, le fleuriste, l’Italien malin et coquin qui est aussi mon voisin, en veut bien un contre un gros bouquet plein de parfum.

Mais pour ma bouchère qui est plus chère, il faudra compter trois exemplaires pour une belle côte de boeuf posée sur son étagère.

Ca me fait déjà quatre lecteurs sur le marché de Bondy. Qui a dit que la littérature ne nourrissait pas son homme?

Heureux événement

In 2- Publications, 2.3- Romans, 2.4- Théâtre on 2 octobre 2012 at 12:31

J’ai le plaisir de vous annoncer la naissance de mon nouvel ouvrage: Martin Luther King.

Il sera en librairie dès le 18 octobre.

C’est toujours très émouvant d’avoir en mains, tout juste sorti de l’imprimerie, un ouvrage réalisé après de long mois d’écriture.

J’ai hâte de le partager bientôt avec mes lecteurs.

Autre événement attendu, le lendemain de cette parution, le 19 octobre, la reprise à Canal 93 (Bobigny) de ma pièce LA DERNIERE SCENE crée à Avignon cet été.

Une rentrée riche en événements personnels.

ÉDITIONS GALLIMARD

LA DERNIERE SCENE

ET AUX EDITIONS GALAADE

la-derniere-scene