Fermez la parenthèse

Tout lâcher! Se laisser envahir de la tête jusqu’aux pieds par la flemme, champignon léthargique, et bailler aux corneilles en suivant d’un œil vide l’andante des nuages. Fleur aux dents suçotée par la tige, et son suc caresse un palais de paresse. S’endormir en l’herbe fraîche,  penser  rien, oui à rien, à rien surtout à rien. Des pensées qui s’envolent et que rien ne retient. Des pensées, des nuages, nées de vous,  libres de vous, nées du ciel, mais libres de tout ciel. Des pensées délivrant de l’action de penser. Tous muscles détendus, s’envoler, bras et jambes écartés, dos au sol, parachutiste à l’envers, si ce n’était la pesanteur. Vous chutez immobile, vers le ciel vous vidant de son bleu qui vous borde, vous déborde. Rien à dire, rien à faire, respirer et sentir cette vie  qui emplit la parenthèse infinie d’un instant. C’est la vacance, tellement plus puissante, odorante au féminin singulier, singulier, forcément singulier. C’est fini. Parenthèse refermée et bouclée telle une valise de retour. Pourquoi est-elle toujours plus lourde au retour ?

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