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Merci Jenny

In Chronique des matins calmes on 9 septembre 2010 at 4:15

Jenny Alpha nous a quittés hier à 13 heures, au moment de sa sieste. Peut-être avait-elle pris comme à son habitude son petit verre de punch avant de nous quitter en douceur, cette douceur même qui fut l’étoffe de sa vie, une vie de cent ans. Je l’espère bien.

Il y a peu de temps, dans ces mêmes colonnes, j’avais célébré son centième anniversaire. Que dire de plus? Le bonheur d’avoir connu et fréquenté une personne si belle, si riche, si oxygénante. Celui d’avoir travaillé avec elle et d’avoir fait graver sa voix lisant un de mes textes. Celui d’avoir même dansé avec elle et partagé chez elle ce verre de punch en écoutant ses belles histoires du temps longtemps.

Jenny, tu étais un amour, et on t’a tant aimé et admiré.

Tu nous quittes en laissant derrière toi ton sourire ineffaçable, comme celui du chat d’Alice.

Ce sourire là, plein de tendresse et de malice, nous le gardons en nous, il nous aide à vivre.

Et dans notre ciel cette lumière, comme ces étoiles qui nous éclairent bien lontemps après qu’elles se soient effacées.

Merci Jenny pour ce que tu as été.

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  1. Cher Alain, c’est chez toi, justement, que j’ai rencontré cette femme remarquable. C’était un soir de mai, il y a trois ans, nous étions nombreux (tu as beaucoup d’amis…), mais Jenny Alpha était la plus éveillée, la plus émerveillée, la plus jeune d’entre nous (elle n’avait alors que 97 ans). On s’approchait, on l’écoutait, et puis on s’installait ; le cercle autour d’elle ne cessait de grandir : Jenny captait toute notre attention. Elle nous racontait ses premiers temps à Paris, et sa rencontre avec Dali, quand, soudain, les lumières se sont éteintes (Manuèle sans doute, ta complice, superbe chorégraphe…). Tu es apparu, un gâteau magnifique dans les mains, tu t’es dirigé vers Jenny… non… Marianne, comédienne et ton amie elle aussi. Était-ce l’une ou l’autre ?… L’une ET l’autre ? Ce qui est certain, c’était qu’il y avait du théâtre dans l’air et que les bougies n’éclairaient pas vraiment nos… lanternes ! Il y avait erreur sur les personnes : ce n’était pas l’anniversaire de Jenny ni celui de Marianne, mais les deux femmes étaient hilares ! Tu savais très bien ce que tu faisais bien sûr, et tu savais surtout ce qu’elles ignoraient : qu’elles étaient gogo, comme on dit aux Antilles quand on est né le même jour, mais pas la même année. C’est donc un joyeux anniversaire à… retardement (de quelques jours seulement) que tu as souhaité ce jour-là à tes deux amies.
    Jenny Alpha elle aussi « avait deux amours, son pays et Paris », son amour de la vie et son amour de l’art. Mais s’il est un autre Ciel après la mort, Jenny y relit ses amis poètes et chante sa Sérénade du muguet…

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